La norme NF C 15-100
Mis à jour le 27/06/2026
Comprendre la norme NF C 15-100
comprendre la norme qui régit votre installation

La norme NF C 15-100 est la référence réglementaire pour toutes les installations électriques basse tension en France. Que vous rénoviez un appartement bordelais ou que vous mettiez aux normes un local professionnel, ce guide vous aide à comprendre les exigences essentielles de cette norme.
Qu’est-ce que la norme NF C 15-100 ?
La norme NF C 15-100 fixe les règles de conception, de réalisation et d’entretien des installations électriques alimentées en basse tension (jusqu’à 1 000 V en courant alternatif). Elle est régulièrement mise à jour pour intégrer les évolutions technologiques et renforcer la sécurité des personnes et des biens.
Cette norme est obligatoire pour toute installation neuve ou rénovation complète. Lors d’une mise en conformité, c’est cette norme qui sert de référence à l’électricien et au CONSUEL pour valider l’installation.
Les exigences principales de la norme NF C 15-100
Le tableau électrique
Le tableau électrique doit être installé dans un espace technique électrique du logement (ETEL). La norme impose une réserve de 20 % minimum dans le tableau pour permettre des évolutions futures. Chaque circuit doit être protégé par un disjoncteur divisionnaire adapté, et l’ensemble des circuits doit être réparti sous des interrupteurs différentiels 30 mA de type A et AC.
Les prises de courant
La norme définit un nombre minimum de prises par pièce : au moins 5 prises dans un séjour de plus de 28 m², 3 prises dans une chambre, 6 prises dans une cuisine de plus de 4 m² (dont 4 au-dessus du plan de travail) ou 3 si elle fait 4 m² ou moins, et 1 prise dans chaque autre pièce (couloir, WC, etc.). Toutes les prises doivent être équipées de prises à éclipses.
À l’inverse, la norme limite aussi le nombre de prises raccordées sur un même circuit, selon la section du câble : 8 socles maximum sur un circuit en 1,5 mm² (protégé en 16 A) et 12 socles maximum sur un circuit en 2,5 mm² (protégé en 20 A). La cuisine fait l’objet d’un circuit dédié, limité à 6 prises. C’est ce qui détermine combien de circuits prises il faut prévoir au tableau.
L’éclairage
Chaque pièce doit disposer d’au moins un point d’éclairage commandé par un interrupteur situé à l’entrée. Dans les couloirs et dégagements de plus de 4 mètres, un va-et-vient ou un télérupteur est obligatoire.
Les circuits spécialisés
La norme impose des circuits dédiés pour certains appareils : four, plaques de cuisson, lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, chauffage électrique, chauffe-eau et VMC. Chaque circuit spécialisé a ses propres exigences en termes de section de câble et de calibre de protection.
La salle de bains
La norme définit des volumes de sécurité (0, 1, 2 et hors volume) autour de la baignoire et de la douche. Chaque volume autorise ou interdit certains types d’appareils et impose des indices de protection (IP) spécifiques. Cette réglementation est essentielle pour prévenir les risques d’électrocution.
La mise à la terre
Toute installation doit disposer d’une prise de terre dont la résistance ne dépasse pas 100 ohms. La liaison équipotentielle principale et les liaisons équipotentielles supplémentaires (notamment en salle de bains) sont obligatoires.
Les évolutions récentes de la norme
Les dernières mises à jour de la norme NF C 15-100 ont notamment intégré les exigences liées à la recharge des véhicules électriques (pré-équipement obligatoire dans certains cas), le renforcement des protections contre la foudre (parafoudre), et les dispositions pour les installations de domotique et de communication (grade de câblage pour les réseaux de communication).
Norme NF C 15-100 et bâtiments anciens à Bordeaux
Les immeubles et maisons anciennes du centre de Bordeaux présentent souvent des installations électriques qui ne respectent pas la norme actuelle : absence de prise de terre, fusibles à broches, câbles en tissu, absence de différentiel 30 mA. Un audit de l’installation permet d’évaluer l’écart avec la norme et de définir les travaux prioritaires. Dans la grande majorité des cas, le premier chantier est la mise aux normes du tableau électrique, le poste le plus critique de l’installation.
Chez BRUCELEC, nous sommes habitués aux contraintes des bâtiments bordelais anciens (pierre de taille, moulures, parquets) et nous adaptons nos techniques pour rénover votre installation dans le respect du patrimoine.
Comment vérifier la conformité de votre installation ?
Trois options s’offrent à vous : faire réaliser un diagnostic électrique par un professionnel certifié (obligatoire en cas de vente d’un bien de plus de 15 ans), demander un audit complet à un électricien qualifié, ou consulter le rapport CONSUEL si votre installation a été refaite récemment.
Nos services d’électricien à Bordeaux
Tableau électrique · Rénovation électrique · Dépannage · Borne de recharge · Chauffage · VMC · Éclairage · Domotique · Réseau & communication · Audit
Autres guides
Guide installation électrique · Mise en conformité · Faire évoluer · Renouveler · Électricien pour immeubles · Électricien pour entreprises
On vous répond
Pas d'obligation rétroactive : une installation ancienne peut rester en service tant qu'elle ne présente pas de danger. En revanche, dès que vous faites des travaux électriques significatifs (changement de tableau, ajout de circuits, rénovation totale), la partie modifiée doit respecter la norme en vigueur. En cas de vente d'un bien de plus de 15 ans, un diagnostic électrique est obligatoire.
La norme fixe un minimum : 5 prises dans un séjour de plus de 28 m², 3 dans une chambre, 6 dans une cuisine de plus de 4 m² (dont 4 au-dessus du plan de travail) ou 3 si elle fait 4 m² ou moins, 1 dans chaque couloir, WC ou dégagement. Toutes les prises doivent être équipées de prises à éclipses. Ces minimums sont souvent insuffisants en usage quotidien, nous en prévoyons davantage sur chaque chantier.
Pas systématiquement. Le parafoudre est obligatoire seulement dans les cas prévus par la norme : alimentation aérienne, ou quand l'analyse du risque foudre l'impose (zone exposée, équipements sensibles à protéger). En dehors de ces cas, il n'est pas imposé, mais on le recommande fortement : à Bordeaux, un parafoudre coûte peu face à une box, une chaudière ou une domotique grillées par un coup de foudre sur le réseau. On regarde votre situation et on vous dit franchement si ça vaut le coup.
Le disjoncteur divisionnaire protège un circuit contre les surcharges et courts-circuits (il coupe au-delà de l'intensité prévue). L'interrupteur différentiel 30 mA protège les personnes contre les fuites de courant à la terre (risque d'électrocution). La norme impose les deux, avec une répartition précise des circuits sous chaque différentiel.
Pour une installation neuve ou rénovée totalement, c'est le CONSUEL (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l'Électricité) qui délivre l'attestation de conformité avant mise en service par Enedis. Pour une installation existante, un diagnostic électrique obligatoire est réalisé lors d'une vente (bien de plus de 15 ans).
Une panne, un projet, un doute sur votre installation ?
Un petit souci électrique peut vite devenir un gros problème. Appelez BRUCELEC, on est là.